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La région Ile-de-France adopte son "bouclier de sécurité"

Le 22 janvier 2016 à 15h13

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La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (c), le 21 janvier 2016 à Paris

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (c), le 21 janvier 2016 à Paris, © 2012 AFP


Renforcer la vidéosurveillance, financer des prisons et des centres de déradicalisation, développer les portiques de sécurité et créer une "bulle" autour des lycées: la région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains), a adopté vendredi la mise en place d'un "bouclier de sécurité", vivement critiqué par toute l'opposition.

Le texte a été adopté par 116 voix pour, 12 contre et 22 abstentions. Le groupe PS n’a pas pris part au vote, ayant quitté l’hémicycle avant la fin des débats. 

"Poudre aux yeux", "fourre-tout bâclé", "grosses ficelles démagogiques", "étalage improvisé reflet d’une obsession sécuritaire" ou "politique à la gribouille", les groupes de gauche et le FN ont dénoncé ce "bouclier de sécurité", qui propose pèle-mêle, de "mener une guerre sans merci contre le terrorisme", "renforcer la sécurité dans les transports", "créer une bulle de sécurité autour des lycées" et "lancer un plan anti-cambriolage".

Il prévoit par exemple que la région co-finance la construction de nouvelles prisons et contribue à la mise en place de programmes de "déradicalisation", qu’elle aide au financement d’équipements modernes pour les forces de police, ainsi que la création d’un fonds régional pour aider à équiper les établissements culturels, salles de spectacles et installations sportive en portiques de sécurité.

"Beaucoup trop de choses dans ce texte sont hors compétence", a dit Jean-Lin Lacapelle (FN). "Vous n’êtes que présidente de Région, et non ministre de l’Intérieur", a dit Fabien Guillaud-Bataille (FG) à Valérie Pécresse, tandis que Carlos da Silva, chef du groupe PS, a regretté qu’elle "place au même niveau la lutte contre la délinquance et la lutte contre le terrorisme".

Mme Pécresse a assuré, faisant état d’une étude juridique sur ce bouclier, qu’il rentrait "totalement dans les compétences de la Région". Pour Frédéric Péchenard, vice président chargé de la sécurité, "même si nous n’allons pas nous substituer à l’Etat, nous pouvons aider l’Etat".

Ce "bouclier" prévoit également de créer une "bulle de sécurité" autour des lycées (clôtures, portiques, vidéosurveillance, etc.), et de renforcer la sécurité dans les transports franciliens (généralisation de la vidéosurveillance, renforcement de la police régionale des transports).

Valérie Pécresse a par ailleurs exprimé son soutien au conducteur du RER D agressé jeudi, exprimant son "souci d’assurer la sécurité des lignes" de transport, et rappelant que "les deux agresseurs ont été identifiés grâce à la vidéosurveillance". 

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