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Raffarin à Macron sur les 35H : "allons, passons à l’acte, agissons !"

Le 24 janvier 2016 à 13h15 , mis à jour le 24 janvier 2016 à 15h54

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Jean-Pierre Raffarin le 7 décembre 2015 à Paris

Jean-Pierre Raffarin le 7 décembre 2015 à Paris, © 2012 AFP


L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (LR) a interpellé dimanche le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a prédit vendredi à Davos la fin des 35 heures, l'enjoignant à "pass(er) à l'acte".

"Quand j’entends M. Macron à Davos, je dis simplement : +allons, passons à l’acte, agissons !+", a déclaré le sénateur Les Républicains dans l’émission le Grand Rendez-Vous Europe1/iTELE/LeMonde. 

Le ministre de l’Economie a déclaré vendredi au forum économique mondial de Davos que le projet de réforme du code du travail signait "de facto" la fin des 35 heures. 

"Il n’y a pas dans le pays chez nos dirigeants la vision de la gravité au bon degré", a poursuivi M. Raffarin, appelant à nouveau à un accord national non partisan pour lutter contre le chômage. 

"Aujourd’hui, on estime qu’on va gagner les prochaines élections si on est dans le camp du pouvoir parce que le pouvoir a les moyens de gagner les élections et que finalement, en jouant un peu sur les statistiques du chômage tout ça va se redresser", a-t-il commenté, parlant de mesures "cosmétiques", "artificielles". 

"Et puis d’autre part, dans l’opposition, on se dit que de toute façon, puisqu’ils sont en train d’échouer, c’est nous qui gagnerons", a analysé M. Raffarin. Il a néanmoins rappelé un "fait nouveau dans la politique" française : "quand la gauche ou la droite échouent, ce n’est pas l’adversaire de la droite ou de la gauche qui en profite, c’est le Front national". 

Au-delà, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a jugé qu’il existait "vraiment une corrélation entre les questions de sécurité et les questions économiques", soulignant la "fragilité" selon lui de la France, notamment vis à vis de ses partenaires européens sur les questions d’emploi, de dette ou de fiscalité. 

"Quand je vois le budget de la Défense : si nous voulons tenir nos objectifs, il nous faudra passer à 2% du PIB, et on est encore loin d’être capables de faire ça, mais tant que nous ne ferons pas ça, nous ne serons pas à la hauteur", a-t-il explicité. 

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