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Taxis : de Marseille à Paris, troisième jour de mobilisation

Le 28 janvier 2016 à 10h00 , mis à jour le 28 janvier 2016 à 12h04

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Des chauffeurs de taxis rassemblés Porte Maillot le 28 janvier 2016 à Paris

Des chauffeurs de taxis rassemblés Porte Maillot le 28 janvier 2016 à Paris,

Sabine PRADELLA, Sylvie HUSSON, avec les bureaux de l’AFP


Opérations escargots en région parisienne, à Marseille et à Toulouse, environ 250 taxis toujours en place porte Maillot: mobilisés depuis mardi contre les VTC, les taxis ne désarment pas mais ont reçu jeudi d'Emmanuel Macron une invitation pour la "mi-février".

Au total, 500 taxis continuaient le mouvement jeudi matin en région parisienne, selon une source policière. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à la veille (un millier) et mardi (2.100).

"On va monter en puissance avec des opérations un peu partout", a promis Nordine Dahmane de FO-Taxis.

Cible de leur colère : les VTC et notamment les chauffeurs d’Uber, dont la justice a confirmé mercredi qu’ils étaient "incités" à pratiquer le maraudage (circuler à vide à la recherche de clients), ce que la loi leur interdit et que les taxis dénoncent. 

"La loi Thévenoud, ils ne l’ont pas appliquée. Nous, on se fait contrôler, on a des amendes, mais les VTC, eux, ne sont pas contrôlés alors qu’ils maraudent", fulmine Farid, taxi parisien depuis 4 ans, interrogé porte Maillot.Sur place, les accès à la porte Maillot étaient toujours bloqués. Au côté des taxis parisiens, des voitures venues de Lille, Marseille, Avignon, Bordeaux et même d’Espagne, a constaté une journaliste de l’AFP.

A l’ouest de Paris, la circulation a été complètement saturée sur un tronçon de l’A13 entre Rocquencourt et la porte d’Auteuil. Il fallait compter jeudi matin deux heures pour effectuer 10 kilomètres, selon le site Sytadin.

Côté aéroports, plus de 160 taxis étaient présents à Orly pour bloquer les têtes de stations, tandis qu’une vingtaine filtraient les non grévistes au niveau de l’A106. Ils prévoyaient une opération escargot vers Paris "dans la matinée", a indiqué une source proche du dossier.

Une cinquantaine de taxis bloquaient différents accès à Roissy, où un incident s’est produit en milieu de matinée. Au terminal 2B, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, interpellé dans la foulée, a indiqué à l’AFP une source aéroportuaire, confirmant une information de FO.

- Toulouse très mobilisée -

En province, la mobilisation reste importante, notamment à Toulouse, l’un des "points forts" de la contestation, s’est félicité Michaël Debes, président de la fédération des taxis indépendants.

Environ 300 taxis étaient concentrés près de l’aéroport de Blagnac et de la gare SNCF Matabiau, selon les organisateurs. Des opérations escargot ont également provoqué de gros bouchons sur les périphériques toulousains, selon Bison Futé. Et de nouveaux renforts étaient attendus de Bordeaux, La Rochelle, Angoulême, du Tarn.

A Marseille, les taxis occupent toujours la place Castellane dans le centre-ville. Dans la matinée, une opération escargot était menée sur l’A50, vers Toulon.

Porte Maillot, l’ambiance était très calme, troublée de temps à autre par des bruits de klaxons saluant chaque nouveau taxi. Sur place "depuis le début" de la mobilisation mardi, Samir, 35 ans, taxi depuis neuf ans, est rentré dormir quelques heures chez lui à Bagnolet, avant de revenir.

"Le médiateur, on n’en veut pas, ils peuvent se le garder", dit-il à propos de la mission confiée par le Premier ministre au député PS Laurent Grandguillaume. Il rappelle qu’en 2014, un premier médiateur, Thomas Thévenoud, avait été nommé et une loi votée mais qui "n’a pas été appliquée".

Les revendications des chauffeurs de taxi ? La suppression des VTC ou l’indemnisation des taxis, dit-il en affirmant "avoir perdu 45% de ses revenus depuis 3 ans".

De son côté, Emmanuel Macron a précisé jeudi que la table ronde "sur les questions du transport urbain" annoncée par Manuel Valls se tiendrait mi-février. Une invitation déjà déclinée par les taxis mardi. Mais il s’est fait aussi le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, leur ennemi juré : l’ouverture des plateformes de géolocalisation VTC aux artisans taxis.

"Il faut qu’elles puissent s’ouvrir aux chauffeurs de taxis", a dit le ministre de l’Economie. Une application nationale réservée aux taxis était prévue dans la loi Thévenoud, mais n’a pas encore été mise en place.

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