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Le sénateur PRG de Haute-Corse Joseph Castelli mis en examen pour corruption

Le 28 janvier 2016 à 14h03 , mis à jour le 28 janvier 2016 à 21h05

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Le sénateur PRG de Haute-Corse Joseph Castelli, le 25 septembre 2014 à Bastia

Le sénateur PRG de Haute-Corse Joseph Castelli, le 25 septembre 2014 à Bastia, © 2012 AFP


Le sénateur PRG de Haute-Corse Joseph Castelli a été mis en examen jeudi à Bastia pour blanchiment de fraude fiscale, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive, a indiqué le procureur de la République Nicolas Bessone.

M. Castelli, 67 ans, était en garde à vue depuis mardi dans le cadre d’une enquête sur l’a construction d’une luxueuse villa à Folelli, au Sud de Bastia estimée à un million d’euros.

Soupçonné par la justice d’avoir détourné des fonds publics, il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre le paiement d’une caution de 200.000 euros payable au 1et mars.

M. Bessone a déclaré à la presse qui envisageait de demander la saisie de la maison.

Le sénateur, qui nie les faits qui lui sont reprochés, avait été placé en garde à vue mardi, ainsi que son épouse et trois entrepreneurs de BTP. Au commissariat de police de Bastia, ils ont été interrogés par des enquêteurs de la police judiciaire.

Deux des trois chefs d’entreprise ont aussi été mis en examen pour corruption active et abus de biens sociaux, a indiqué M. Bessone.

Ils nient également les faits qui leur sont reprochés.

Ils sont soupçonnés, selon le procureur, d’avoir contribué au financement de la villa.

En échange, ils auraient bénéficié de marchés de travaux publics d’un montant de 10 millions d’euros.

Ces marchés avaient été attribués jusqu’en 2010, selon M. Bessone, par la communauté de communes de Casinca, en Haute-Corse, et de la mairie de Penta-di-Casinca, collectivités alors dirigées par M. Castelli.

A l’issue de leurs auditions par un magistrat du pôle économique et financier de Bastia, ils ont été laissés en liberté contre le versement de cautions de 250.000 pour l’un et 60.000 euros pour l’autre.

L’enquête portait sur les conditions d’acquisition et financement des travaux dans la demeure de M. Castelli, alors qu’il présidait le Conseil général de Haute-Corse de 2010 à 2014.

Elle avait été ouverte sur commission rogatoire du juge d’instruction Thomas Meindl du pôle économique et financier de Bastia.

Le bureau du Sénat avait levé en octobre 2015 l’immunité parlementaire de M. Castelli, à la demande de celui-ci. Une telle mesure est très rare.

Commerçant à la retraite, il avait été élu à la Haute Assemblée en 2014. Né en 1948 dans le village de Penta-di-Casinca (Haute-Corse), M. Castelli a d’abord été premier adjoint de cette commune, en 1977.

Il a ensuite été élu, en 1982, conseiller général du canton de Vescovato et maire de Penta-di-Casinca, mandat qu’il a rempli jusqu’en 2010.

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