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Macron : l’État soutient EDF et Areva dans leurs investissements et leurs défis

Le 29 janvier 2016 à 14h28

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Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron le 29 janvier 2016 à Paris

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron le 29 janvier 2016 à Paris, © 2012 AFP


Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a affirmé vendredi que le gouvernement soutiendrait EDF et Areva, tant pour la réussite de leurs projets à l'étranger, que pour les aider face au "défi" du secteur nucléaire en France.

Le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre), qui nécessitera des investissements colossaux (près de 24 milliards d’euros), "est important pour EDF et Areva et leurs intérêts ne sont pas antagonistes en la matière" car "ce sera de la charge", a déclaré le ministre lors de ses vœux à la presse.

"Dans ce contexte, nous réaffirmerons très clairement nos engagements sur le projet Hinkley Point et nous accompagnerons la filière pour faire face aux investissements qui seront les siens en la matière", a-t-il ajouté.

Plus globalement, M. Macron a affirmé qu’"il n’y a pas à choisir entre EDF et Areva", qui se sont autrefois disputé la direction de la filière nucléaire française, jugeant que celle-ci "ne peut réussir qu’en étant groupée".

EDF va reprendre la division réacteurs d’Areva dans le cadre d’un plan de sauvetage comprenant un renflouement massif (5 milliards d’euros) mené par l’État, lequel contrôle les deux groupes.

"L’erreur qui a été faite pendant de nombreuses années par les entreprises et par l’État actionnaire a été d’alimenter en quelque sorte les conflits entre ces deux entreprises", a-t-il expliqué.

Il a rappelé que la réorganisation de la filière lancée début 2015 visait à "redonner de la cohérence", et "arrêter les conflits sur les contrats commerciaux" qui ont pu par le passé conduire "de manière ridicule" à la perte de certains contrats, et contribuer à "en quelque sorte" à "la défaillance" d’Areva.

Parallèlement, il s’est dit "très vigilant et très conscient de l’ensemble des investissements aujourd’hui portés par EDF", dans un contexte globalement dégradé.

Le nucléaire français est confronté à "un défi", a-t-il résumé, évoquant les "réinvestissements et exigences de sûreté qui se sont accrues après Fukushima" et d’autre part "une concurrence mondiale qui s’est fortement accrue et des marchés porteurs qui ne sont plus (…) le marché occidental mais le marché chinois et le marché russe".

Enfin, il a assuré travailler avec EDF pour l’aider "à faire face à l’ensemble des investissements qui sont les siens : ceux pour la filière nucléaire française et ceux qui seront nécessaires à ses chantiers à l’international, à sa transformation interne, et à des développements dans la transition énergétique".

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