Logo LCP
Vous êtes sur l'ancien site de LCP. Pour vous rendre sur le nouveau site, cliquez ici.
Les flux RSS

Site de l'Assemblée nationale

Voir les débats en cours à l’Assemblée nationale

Vous êtes ici : Accueil > Actualités > AFP > Polémique avant un rassemblement musulman de l’UOIF à Lille

Polémique avant un rassemblement musulman de l’UOIF à Lille

Le 1er février 2016 à 15h36 , mis à jour le 1er février 2016 à 19h29

Commenter / partager :       twitter Partager sur Google+

Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France", le 19 octobre 2015 à Paris

Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France", le 19 octobre 2015 à Paris, © 2012 AFP


Des personnalités ont dénoncé l'invitation d'orateurs "prêchant la haine" à une rencontre organisée dimanche à Lille par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), ce qu'a contesté son président Amar Lasfar, qui se dit "vigilant", tout en rejetant toute "censure préalable".

"Soit l’UOIF déprogramme ses intervenants qui prêchent la haine, soit la République devra prendre ses responsabilités et interdire cette manifestation", a estimé lundi dans un communiqué le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui en a appelé au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

"Je ne peux pas supporter, même si c’est une manifestation probablement organisée de manière privée, qu’on laisse s’exprimer des orateurs qui portent dans leurs paroles la négation même du pacte républicain", a aussi considéré sur iTélé Jérôme Guedj, membre de l’aile gauche du PS, tout en reconnaissant qu’il était "compliqué juridiquement" d’interdire un tel rassemblement du fait de "la liberté de manifestation" et de "la liberté d’expression".

La 9e Rencontre annuelle des musulmans du Nord (RAMN), déclinaison régionale du grand rassemblement organisé au printemps par l’UOIF - proche de la confrérie des Frères musulmans - au Bourget près de Paris, doit se tenir dimanche à Lille Grand Palais. Plus de 5.000 visiteurs sont attendus.

Parmi les intervenants annoncés figurent Pierre Mathiot, délégué ministériel au parcours d’excellence auprès de Najat Vallaud-Belkacem, le sociologue Raphaël Liogier, et l’islamologue réformateur Ghaleb Bencheikh.

Mais les opposants de l’UOIF pointent aussi la venue du Syrien Mohamed Rateb Al-Nabulsi, du Marocain Abouzaïd Al-Mokri et du Saoudien Abdallah Salah Sana’an, au côté de l’islamologue suisse Tariq Ramadan. 

Dans une lettre au Premier ministre Manuel Valls, la secrétaire nationale du PRG Laurence Marchand-Taillade s’est élevée contre la présence à la tribune lilloise de ces "prédicateurs, dont le seul objectif est de déstabiliser notre République", a-t-elle accusé.

"Les conférenciers invités à Lille sont des universitaires qui ont fait leurs preuves", a répondu à l’AFP le président de l’UOIF, Amar Lasfar. "On n’a rien à prouver, cela fait 33 ans qu’on organise ce genre de rencontre. Si quelqu’un dérape, il sera rappelé à l’ordre, tout simplement", a-t-il assuré.

"Nous sommes très vigilants quant à tout discours qui se tient dans la manifestation, mais je ne peux pas me livrer à une censure préalable", a ajouté le dirigeant, estimant qu’il revenait à la police de "faire son travail si elle estime qu’untel ou untel pose problème à la République".

L’UOIF, qui regroupe 250 associations et revendique des partenariats avec un tiers des 2.500 mosquées de France, défend une place pour l’islam dans la société, conformément aux orientations de la plupart des organisations gravitant dans la mouvance "frériste".

"Les musulmans de France, c’est le rempart contre le terrorisme et l’intégrisme, et l’UOIF est un partenaire de l’administration française dans cette démarche", a affirmé Amar Lasfar.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2012-2014 Agence France-Presse.

Commenter / partager :       twitter Partager sur Google+