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Déchéance de nationalité : "un texte complètement inutile", réaffirme Juppé

Le 2 février 2016 à 13h15

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L'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé (c), le 30 janvier 2016 à Paris

L'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé (c), le 30 janvier 2016 à Paris, © 2012 AFP


L'ex-Premier ministre Alain Juppé a réaffirmé mardi à Alger que la réforme de la déchéance de nationalité était "complètement inutile" pour combattre le terrorisme.

"J’étais toujours opposé à l’idée d’étendre la déchéance de la nationalité. Ca a provoqué un tohu-bohu. C’est un texte complétement inutile", a déclaré le maire (Les Républicains) de Bordeaux lors d’une rencontre avec des journalistes à Alger.

La déchéance de nationalité est "une affaire d’une extrême complexité", a précisé M. Juppé au troisième jour de sa visite en Algérie, où sont immatriculés quelques 30.000 Français, en majorité des bi-nationaux ayant massivement voté pour François Hollande à la présidentielle de 2012.

"Un djihadiste (français) en Syrie qui envisage de se faire exploser en France, pensez- vous qu’il sera dissuadé par la déchéance de la nationalité ?" s’est interrogé M. Juppé. "La vraie réponse au terrorisme est le déploiement des forces de sécurité et l’amélioration du renseignement", selon le candidat à la primaire de la droite à la présidentielle de 2017.

"La déstabilisation de l’Algérie", frontalière de la Libye, de la Tunisie et du Mali, "serait une catastrophe" pour la région, a en outre estimé M. Juppé, qui doit être reçu par le président Abdelaziz Bouteflika dans l’après-midi.

Interrogé par ailleurs sur le massacre des sept moines de Tibéhrine alors qu’il était Premier ministre, M. Juppé a espéré une "coopération positive enre la France et l’Algérie pour que la lumière soit faite".

Les sept trappistes avaient eté exécutés en mai 1996, deux mois après leur enlèvement dans leur monastère. Le Groupe Islamique Armé (GIA) avait revendiqué le massacre et prétexté une rupture des contacts entre les ravisseurs et des émissaires secrets français.

"J’utilisais les canaux officiels", a rappelé M. Juppé. "La DGSE était en charge du dossier. Je n’ai pas voulu m’engager sur des canaux non-officiels", a-t-il ajouté.

M. Juppé a débuté sa visite en Algérie à Oran, ville qui a un accord de jumelage depuis 2003 avec Bordeaux. 

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