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Les partisans d’une primaire à gauche appellent le PS et le PG à participer

Le 3 février 2016 à 20h46

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Le député européen (EELV) Yannick Jadot, le 8 avril 2014 à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne)

Le député européen (EELV) Yannick Jadot, le 8 avril 2014 à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), © 2012 AFP


Les initiateurs d'une "primaire des gauches et des écologistes" ont lancé mercredi à Paris leurs débats, en appelant le PS et le Parti de gauche à rejoindre l'initiative, et en tentant de tordre le cou à l'idée qu'il s'agirait d'une primaire "anti-Hollande".

"Très clairement aujourd’hui, nous voulons rassembler tous les forces politiques", a assuré le député européen Yannick Jadot (EELV), au cours d’une conférence de presse qui a précédé le débat. "Nous, ce n’est pas pour ou contre Hollande". 

"Le sujet c’est : est-ce qu’il y a une dynamique, est-ce que lui-même considèrera, s’il veut être candidat, qu’il a besoin de se relégitimer ? Nous considérons que oui", a-t-il expliqué.

"Pour moi, une primaire où il n’y a pas le parti socialiste, ce n’est pas la peine. Il faudra passer à autre chose", a appuyé l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit.

La primaire "ne peut se faire que si tous, ils acceptent les primaires, le débat, et s’ils acceptent une règle démocratique complètement idiote qui est que le candidat de la primaire sera le candidat de tous", a-t-il dit.

M. Cohn-Bendit a aussi appelé à la participation du Parti de gauche. "Il faut pousser, il faut pousser ceux qui soutiennent le Front de gauche à dépasser (son éventuel candidat Jean-Luc) Mélenchon pour qu’il n’y ait pas d’exclusion", a-t-il affirmé.

MM. Jadot et Cohn-Bendit ont lancé le 11 janvier avec neuf personnalités de la société civile un appel à une "primaire des gauches et des écologistes". Jean-Luc Mélenchon a immédiatement annoncé qu’il n’y participerait pas, tandis que le PS expliquait qu’une telle primaire n’aurait de sens que si elle allait "de Macron à Mélenchon".

Pour l’économiste Thomas Piketty, également parmi les initiateurs de l’appel, le refus de M. Mélenchon ne saurait empêcher le PS de jouer le jeu. 

"Dès lors que les écologistes ont indiqué qu’ils participaient, nous avons un périmètre beaucoup plus large que pour la primaire du PS en 2011", a-t-il affirmé. En revanche, a-t-il relevé, "une primaire sans le PS" n’aurait "aucun sens, le but n’est pas de faire une primaire de l’autre gauche qui rajouterait un autre candidat entre Hollande et Mélenchon".

"Si Hollande gagne, très bien, si Mélenchon gagne, très bien, ça va être difficile pour l’un et pour l’autre mais on croit d’abord au processus démocratique", a dit M. Piketty.

Comment imaginer que les perdants acceptent de soutenir le vainqueur ? "Celui qui va gagner va projeter un contrat de gouvernement et une majorité parlementaire qui correspond à l’équilibre de la primaire (…) La discipline des perdants qui soutiennent le lauréat, c’est qu’au fond, le rapport de forces qu’ils ont construit dans la primaire existe dans le quinquennat qui suit", a expliqué M. Jadot.

Interrogé sur le calendrier de l’initiative, le député européen a estimé qu’il faudrait "avoir un cadre d’organisation d’ici mars-avril". M. Hollande pourrait pour sa part attendre l’automne pour se déclarer, s’il le souhaite.

Les débats ont commencé vers 20H00 à la Bellevilloise (XXe arrondissement) devant une salle comble. Plusieurs responsables écologistes, socialistes et communistes avaient fait le déplacement, parmi lesquels Cécile Duflot (EELV), Emmanuelle Cosse (EELV), Pascal Cherki (PS), Christian Paul (PS), Olivier Dartigolle (PCF) et Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne).

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